L'obscurité abuse d'être aussi belle. Belle salope.

L'obscurité abuse d'être aussi belle. Belle salope.
Mon grand kiff du jour : rester allongée à bouffer les étoiles du monde, la grande ourse sur mes genoux et la voie lactée au dessus de ma tête avec "kiss to a fleur" sur ems oreilles comme si j'étais projetée en plein dedans.
Ivre de ciel, le dos sur le sol trempé et glaçé d'irlande . Comment regretter de vivre sans avoir vu ça? Ca me fait hurler de plaisir une pareille extase de sens. Je suis avalée par le ciel. Je n'avais jamais songé être le repas de quoi que ce soit mais là! Je suis le festin de la nuit, de son silence et de son blasphème. Je n'ai ajmais autant jouit de ma vie! Les constellations m'avalent je me sens digérée. Ca me fait tendre les mains dans le vide pour les attraper. Vous pouvez rire, c'est drôle, même moi je ne peux m'en empêcher! Je voudrais leur crier: "ATTRAPEZ MOI ,ATTRAPEZ MOI! Moi aussi je veux étinceler, je veux être pas-très-atteignable à mon tour emmenez moi!".
Maman casse le trip d'un "toc" à la fenêtre: "fumeuse" ou "droguée" je ne sais pas , j'ai "pas très entendu". Je regardes ma cigarette dans élan instinctif de culpabilité et la fascination s'empare de moi. C'est merveilleux, ça brille aussi! J'ai une étoile comme prolongation de la main, elle brille rouge comme Mars. C'est incroyable, j'ai Mars au bout des doigts!
Difficile de croire que je suis glaçée, mes mains sont bleues comme les étoiles! Je brille peut être? Non, je suis sur terre. Je ne me vois même pas dans le noir. C'est écoeurant autant rentrer.Je fume une dernière fois la planète Mars et je "come back at home" dans la chaleur cimentée réservée a mon espèce. Pour moi ni vide, ni espace, pas de grandiose. Du plancher, des placards, un lit, une couette. Le sommeil.Au moins aurais je le droit de nourrir mon fantasme secret dans mes rêves. Je serais glaçée! Bleue! Et je brillerais haut, très haut et vous aussi vous tendrez les mains pour m'attraper en vain!
Ouais c'est ce qu'on doit appeler de l'extase céleste! Il y a des étoiles filantes qui filent.Si on pouvait faire confiance au voeux je serais l'être le plus comblé de l'univers! (Oui je dis "être" et pas "femme", je ne suis aps une "femme" et encore moins une "fille" ,je préfère être un être.C'est inqualifiable.Et j'aime être inqualifiée.Ainsi je m'imaginer être ce que bon me semble.)


Il y en a qui parlent d'Ode, Moi je parle de Trip, de Délire, ainsi intitulerais-je ce voyage de Délire-à-la-fumée-voléee-par-le-vent. Ce connard de vent, il kiffe le tabac! Il vole ma fumée comme la pie se jette sur ce qui brille, il l'avale et l'emmène je ne sais où. Il la dillue je pense , l'absorbe.
J'aime voir le bateau fendre la mer et j'aime le voir fumer ma clope. Cela me donne l'impression d'avoir un volcan en fusion au bout des doigts. C'est beau.Le noir, la mer, le noir encore et puis...ah oui... Et un con de phare au bout de l'horizon(que je ne distingue pas ceci dit).

Le phare est prétentieux, il se prends pour une étoile. C'est un odieux personnage qui me répugne d'autant de vanité.Comme si l'on pouvait se prétendre étoile! Stupide bâtiment qui se prend pour dieu! Cela m'est odieux!

L'obscurité abuse d'être aussi belle. Belle salope.

# Posté le mardi 20 octobre 2009 08:44

Modifié le mardi 20 octobre 2009 08:56

20h37 dernier jour des saints de glaçe

20h37 dernier jour des saints de glaçe


On m'avait dit un jour que matérialiser un surpoid d'émotion était créatif. Que je ne faisait rien de mieux que de retranscrire mes émotions, que c'était de cette manière là que je faisais les plus belles choses. Dites moi ce que vous voyez là? De la merde rien d'étonnant.Une obésité de merde suitant d'un clavier. Au finale en quoi faut il croire? En qui? On devrait pouvoir être capable soit même de faire le tri de classer ce qui est bon ou ce qui ne l'est pas mais non, notre entité est incapable d'opérer ça. On accumule plus de merde que de bonnes choses c'est dans notre nature. Soit on se tait , soit on cri, ou bien on écrit, un moyen de crier silencieusement plutot que de se mordre les poings et de se retourner dans ses draps trente six mille fois en se demandant quoi faire sans jamais le savoir. On ne se pose jamais les bonnes questions. Et d'ailleurs on s'en pose trop. La complication fait partie de notre nature pure , elle est accrochée au grappin comme des vicères, c'est dommage on opère pas se genre de chose! J'écrit sans rien dire je sais. Quelqu'un m'a dit un jour si tu es mal écris, alors j'écris, rien de plus ni de moins. J'écris. je pose des putaisn de lettres sur une ligne , j'accumule els mots puis els phrases et rien ne se passe. Les choses changent cest inévitable avant j'écrivais et ça ressemblais à quelque chose. Quand je dis quelque chose je parles de mots qui transportes vous voyez, des mots des phrases qui libèrent et qui montrent qui imagent, jecrachais en quelque sorte. Oui, on peut aussi cracher de cette manière là. Mais comme je le disait c'était avant. Parceque aujourd'hui vous le voyez bien, je ne vous emmène nulle part, je ne construis rien, j'empâte le ciment sur place, je le refous dans le sac encore liquide, et je me barre en le laissant sécher. C'est malsain, c'est terriblement malsain d'entrenir la chute. D'embrasser son cancer en quelque sorte. De se foutre dedans jusqu'au coup, en pensant jusqu'en crever que tout peut être pire, sans penser un instant que ça pourrait être mieux et peut être même merveilleux. On se crève les yeux et on se plaint d'être aveugle. Nous entretenons notre statut de merde, nous en pleurons, nous nous en réjouissons et nous en créverons.

# Posté le samedi 30 mai 2009 07:50

Light

Il est enfin revenu, je l'avais tellement attendu. Ici tout est gris sans lui, sale, du noir dégoulinant, des couleurs fades et triste. Une ville a te coller des noeuds à la gorge ,qui pèse lourd au coin des lèvres. Besoin de lumière et de couleurs, de ciel bleu et de rayon chauffant, des bourgeons de la verdure. Le vert manque trop à cette rature de vie.

# Posté le vendredi 20 mars 2009 07:40

Somewhere Somehow

Somewhere Somehow
C'est facile d'avoir mal.

Elle avait la capacité malsaine de garder la douleur plus facilement en elle que les rires. Elle semblait se complaire dans son propre malheur qui se nichait en elle comme si son corps avait été modelé pour l'y acceuillir. Son esprit était berçé par ses plaintes muettes , la tête balançante comme si le gémissement sourd était une musique agréable, rassurante. Elle disait que ça ne faisait pas mal, qu'aucun medicament ne la confortait autant. Elle disait qu'au bout d'un moment on ne sentait plus rien, on ne voyait, ni n'entendait comme on l'aurait du. Elle disait que c'était facile, qu'il suffisait de tourner le dos et de se laisser emporter par le courant. C'est quand on y faisait face que ça faisait mal. Parceque les choses étaient violentes , qu'elles ne pouvaient ni les maitriser, ni les expliquer et que ça la rendait folle. Elle préférait se laisser berçer, elle était fatiguée. Elle n'avait pas embrassé ses inquiétudes comme on noue son lacet, ce n'était pas une petite fille appliquée. Il suffisait d'avoir la tête lourde, d'être fatiguée, et on se laissait berçer par la morphine glissante, le corps chaud, l'esprit voguant, amorphe. Elle pouvait penser, et tout imaginer sans jamais pleurer. Au moins c'est plus facile quand on y a droit. Le droit d'avoir mal et de s'en contenter.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 12:45

Modifié le mercredi 04 mars 2009 13:39

the vanished travel

the vanished travel
24 MARS 2007

Comme ma pensée s'évadait en plein délire, faisant escales par quelques rêves , des promesses et des mots qui voulait tout dire, j'entend des brises de vents lointains m'amener les craquements de branches d'avant.Ce bruit familier qui descend mes pensées si brutalement que j'en sentie l'odeur de la terre comme un jour d'orage. Et les pensées qui étaient si hautes dans les contrées que les hommes ne peuvent atteindre dans leur rationalité trop terrienne, oui mes pensées s'étaient vue attrofiées de leurs rêves et de leur idyllique et candide eden.

Combien d'heures , combien de secondes avais-je du passer les froids soirs d'hiver à sentir le vent glacé s'inflitrer dans ma peau, mes sens , mon esprit , mes entrailles et ma vie, à fuir... fuir tous ces rêves déchus, ces imitations et ces pâles parodies de sourires tous autant qui me clignotaient au yeux m'accusant et me pointant de leur doigt malingre. Et ses secondes se tournèrent en heures qui elles mêmes se tournèrent en jours puis en semaines, en mois et en années! Combien de poings serrés a tourner en rond dans la même pièce a taper les poings en faisant mal a rien sinon a soi , a se tourner, se retourner dans ses draps transpirant et haletant, a DOUTER, à se taire pour plaire, mais a douter a douter jusqu'a en morfler, jusqu'a ne plus en être soi même.

Tel est le prix à payer lorsque l'on pose son coeur au bord des yeux

# Posté le mardi 27 janvier 2009 15:50

Angles Ecorchés

Angles Ecorchés
21 juillet 2007

Je tente une fois encore de déglutir les mots, de les digérer et de vous en offrir ce germe de démence et de folie qui semble m'envahir. Je ne suis plus qu'une carcasse vivante qui semble jouir de l'imunité oui une imunité imonde qui me fait voir tomber les autres et me fait vomir des douleurs et des putréfactions que j'avait jusqu'alors bien conservé au fond de moi. On ne conserve pas la pourriture.. on la jette... comme ce que je suis en train de faire.... Oui mes amis .. je vous jette l'inévitable prix a payer pour un sourire...
Je semble irrévocablement condamnée a vous vomir mes inssanités qui me meurtrissent et me corromptent a mesure que je semble respirer. C'est un microbe qui s'infiltre et me maladifit ...une contagion qui se rit de me pourrir et de me gâter. Un vers qui creuse sa pomme... Je suis une pomme mon ami.
Je ne dit pas la vie..Je ne vous dit pas non plus la peine... J'écris la mort que l'on peut toucher .Celle que l'on tape sur un clavier.. et celle sur laquelle le stylo s'use sans pouvoir y remédier. J'écris l'intru et la répulsion...la vomissure de ta vie mon ami....la cadavre gisant d'un souvenir.
Je n'écris pas sur toi... rassures toi...

# Posté le mardi 27 janvier 2009 15:48

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 05:30

you got...

you got...
8 AOUT 2007

Je me résoue cette fois ci a déglutir un peu avant de cracher mon corps sur des mots adressés au vide.
Je rêve encore à l'absent et puis ce noeud... ce socle pourtant..oui j'ai l'impression que cette monstruosité qui m'étouffe et se dissout continuellement est l'essentiel. Comme ci jamais je ne pourrais vivre sans ce noeud.. parceque le noeud c'est ma vie.... Le monstre est ma vie.Le monstre.. cette bête qui me fait tant plier mon ventre et qui me sussure de la destruction à l'oreille....Celle qu'ils ont ecouté ....Celle qui les a tué. Le Monstre est en moi.. Il est accroché a mes tripes il les serre bien fort .. s'agrippe.. comme des ventouses accrochés aux veines...comme des crochets plantés dans mes artères et qui tire ... qui tire en me faisant saigner des mots. L'illusion du nouveau s'estompe puisqu'il sera toujours là en moi... On est jamais nouveau...On n'est que ce qu'on a été en plus de ce que nous voulons être....On ne "recommence " pas tout... pourquoi y ais-je cru...La naiveté m'écoeure...Voila pourquoi je battais des poings dans le vide... IL fallait juste que je vive avec le monstre.. et pas contre lui...
Car se battre contre lui.. c'était se battre contre la vie...

# Posté le mardi 27 janvier 2009 15:46

"hypocrite lecteur , mon semblable, mon frère" B

"hypocrite lecteur , mon semblable, mon frère" B
24 OCTOBRE 2007

Tu es grand tu fus pourtant petit, qu'est ce qui te permet de dire que tu as une âme?.... et cette prétention d'intelligence...Te sens tu grand maintenant que ta race se compte par milliards et qu'elle impose ses rêves et ses idées dupliquées au monde? Te sens tu grand quand TA société odieuse manipule les esprits et scie la propre branche sur laquelle elle est assise? Te sens tu grand? te sens tu intelligent maintenant que tu te détruit?Que ton humanité prétentieuse se compare au monde et à sa terre? Que ton immondisse se prélasse sous notre soleil.....ne crois tu pas qu'il est temps de s'abaisser? Nous savons désormais qu'il y a si peu à voir du berceau au tombeau Que tout est trop éphémère pour être aimé et que la vie dont nous rêvons n'est pas celle que nous vivrons......

# Posté le mardi 27 janvier 2009 15:43

rejet saturé.

rejet saturé.
Pourrais-tu si je te le demandais, ouvrir mon oeil avec des pinces de fer et en extraire la poussière avec une aiguille sans me le crever? Voudrais-tu si je le voulais, sauter de très haut et rebondir sans éclater ma peau? Crois-tu que tu pourrais agrafer ma chair comme une feuille de papier si cela me faisait rigoler? Pourrais-tu si je le demandais glisser une lame sur ma veine et la laisser pleurer. Voudrais tu bien si je le demandais crier pour moi, faire parler le silence? Crois tu que tu y arriverais? Pourrais-tu compter les heures, les minutes et les secondes d'une vie sans en oublier la tienne? Arriverais-tu à remettre mes larmes dans mon oeil si jamais elles coulaient ? Si je te le demandais , saurais-tu sourire ta vie du berceau au tombeau? Crois tu qu'un cru fasse du bruit? Crois tu qu'un silence se taise? Saurais-tu si je le souhaitais trouer les étoiles avec un revolver , y passer un fil d'argent et nouer le fil en les entassant. Saurais tu voir si je te le montrais qu'un coeur n'est rouge que parcequ'il saigne, et qu'il est rose lorsqu'il n'a plus de sang. Pourrais tu si je le voulais voir le monde en ouvrant la fenêtre. Pourrais tu si je te le demandais me tuer.

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 13:19

....

Cris Cris Cris, Cris moi. Anéantis moi. Sublimes toi.
....

# Posté le mardi 18 novembre 2008 11:29